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Mythes et réalités concernant la vaccination

infirmière avec une fiole pour un vaccination - blogue mythes et réalités

La vaccination joue un rôle essentiel dans la prévention de nombreuses maladies et infections. Les vaccins utilisés au Canada sont rigoureusement évalués et approuvés par Santé Canada, ce qui garantit leur grande sécurité. Malgré cela, certaines personnes expriment encore des inquiétudes quant à leurs effets potentiels sur le corps. Dans ce blogue, nous allons clarifier plusieurs idées reçues et distinguer les mythes des réalités entourant la vaccination.

Mythe numéro 1

Les maladies contre lesquelles les vaccins sont administrés sont généralement bénignes.

Réalité :
Les maladies visées par les vaccins pédiatriques peuvent être très graves lorsqu’elles sont contractées. Elles peuvent entraîner des complications importantes, voire des décès, même lorsqu’un traitement est offert. La vaccination demeure donc une mesure essentielle pour protéger la santé des enfants. La coqueluche cause le décès chez plusieurs bébés chaque année au Canada. De 2005 à 2019, Statistique Canada a signalé 17 décès causés par la coqueluche parmi les principales causes de décès, dont zéro à trois décès déclarés par année. Les 17 décès sont tous survenus chez les nourrissons de moins d’un an.(1) 
Mythe numéro 2

Mon enfant n’a pas besoin de vaccin, puisque ces maladies ont disparu.  

Réalité :

Même si elles sont aujourd’hui beaucoup moins fréquentes, ces maladies existent toujours. Les programmes de vaccination ont permis d’en réduire considérablement la présence au Canada, mais une baisse des taux de vaccination peut entraîner leur réapparition.

De plus, plusieurs de ces maladies évitables par la vaccination circulent encore dans d’autres régions du monde. Avec l’augmentation des déplacements internationaux et de l’immigration, le risque d’importation de ces infections demeure bien réel. D’ailleurs, la récente hausse des cas de rougeole au Canada illustre clairement cette possibilité. – En 1998, le Canada a réussi à éliminer la rougeole grâce à ses programmes de vaccination systématique. Cela signifie que la transmission endémique n’a plus lieu et que la plupart des cas et des éclosions proviennent de l’extérieur du Canada, avec une propagation limitée au pays. Le Canada a continué d’afficher une faible activité de la rougeole jusqu’en 2024. – En 2025, le Canada a perdu son statut d’élimination de la rougeole en raison de la transmission soutenue de la souche du virus de la rougeole associée à l’éclosion multi juridictionnelle pendant plus d’un an. Au cours de la période où la rougeole était éliminée au Canada (1998 à 2024), 91 cas de rougeole ont été signalés en moyenne chaque année, avec un nombre de cas variant entre 0 et 752 par an. En 2025, 5 463 cas ont été signalés.(2)
Mythe numéro 3

Il vaut mieux recevoir un seul vaccin à la fois.

Réalité :

Les vaccins dits combinés permettent de protéger les enfants contre plusieurs maladies en une seule injection. Par exemple, le Twinrix (hépatite A et B) et le vaccin RRO (rougeole, rubéole, oreillons) regroupent plusieurs protections en un seul vaccin. Les recherches démontrent que ces vaccins sont à la fois sûrs et efficaces.

De plus, les études montrent clairement que le système immunitaire n’est pas « surchargé » lorsqu’il reçoit plusieurs vaccins inactivés au même moment. Au contraire, la vaccination stimule et renforce les défenses naturelles du corps. C’est d’ailleurs pourquoi plusieurs personnes préfèrent recevoir plusieurs vaccins lors d’un seul rendez-vous plutôt que de devoir revenir à plusieurs reprises.

Mythe numéro 4

Le vaccin RRO (rougeole, rubéole et oreillons) cause l’autisme.

Réalité :

Ce vaccin n’est pas responsable de l’autisme. Aucune donnée scientifique n’a pu appuyer cette affirmation. Les signes d’autisme peuvent survenir vers le même âge que celui de la période d’administration de ce vaccin, ce qui fait en sorte que certaines personnes pensent qu’il y a un lien entre celui-ci et l’autisme.

Selon plusieurs sites internet, une grande partie de la controverse sur le vaccin RRO et l’autisme provient d’un seul article publié en 1998 qui laissait présumer un lien entre le vaccin et l’autisme. Ils ont découvert que ce rapport était frauduleux et a été retiré de l’internet. De nombreuses études scientifiques dans le monde n’ont trouvé aucun lien entre le vaccin RRO et l’autisme.

Mythe numéro 5

Le vaccin RRO (rougeole, rubéole et oreillons) cause l’autisme.

Réalité :
Aucune donnée indique que le thimérosal (agent de préservation qui était autrefois utilisé dans les vaccins) est relié à l’autisme ou à un autre trouble du développement. Une fois dans l’organisme, le thimérosal se transforme en un produit appelé éthylmercure. La forme de mercure qui peut provoquer des lésions cérébrales et nerveuses graves, si elle est consommée en grande quantité, s’appelle méthylmercure. Contrairement au méthylmercure, l’éthylmercure est éliminé rapidement de l’organisme et risque peu de s’y accumuler. (3)
Mythe numéro 6

Une saine alimentation, l’homéopathie ou l’allaitement peuvent remplacer la vaccination.

Réalité :

Rien ne peut remplacer la vaccination, sauf contracter la maladie elle-même — ce qui comporte évidemment des risques importants. Seul le vaccin permet de stimuler la production d’anticorps spécifiques au virus ou à la bactérie responsable d’une infection donnée.

Une alimentation équilibrée contribue à soutenir le système immunitaire, mais elle ne peut pas prévenir les maladies infectieuses. L’allaitement maternel offre une certaine protection contre quelques infections courantes, comme le rhume ou l’otite. Toutefois, cette protection demeure partielle et temporaire, et ne remplace en aucun cas l’immunité durable procurée par la vaccination.

Mythe numéro 7

J’ai seulement qu’à attraper la maladie au lieu de me faire vacciner.

Réalité :
Contracter la maladie va nécessairement être plus dangereuse que la vaccination. Les effets secondaires graves liés à la vaccination sont très rares alors que la maladie peut apporter de graves complications et même le décès. Aussi, certaines maladies peuvent être causées par différents types de microbes (souches). De ce fait, lorsqu’on attrape une maladie, on ne contracte qu’une de ses souches à la fois. La protection naturelle ne vaut donc que pour cette souche. Certains vaccins ont l’avantage de protéger contre plusieurs souches d’une maladie.(3)
Mythe numéro 8

Les vaccins contre la grippe (influenza) protègent également contre la COVID-19.

Réalité :

Les vaccins contre la grippe (antigrippaux) protègent uniquement contre l‘influenza,  tandis que les vaccins contre la COVID‑19 offrent une protection spécifique contre le virus responsable de la COVID‑19. Pour être adéquatement protégé contre ces deux maladies distinctes, il est donc important de recevoir chacun de ces vaccins.

Mythe numéro 9

Les vaccins contre la grippe (influenza) protègent également contre la COVID-19.

Réalité :

Il n’existe aucune preuve que les vaccins puissent causer le cancer. Il y a cependant des vaccins qui peuvent agir à l’inverse, et ainsi, protéger contre certains cancers, tels que le VPH (virus du papillome humain).

Mythe numéro 10

Les vaccins ne sont pas efficaces

Réalité :
Les vaccins sont très efficaces. Grâce aux programmes de vaccination, plusieurs maladies sont maintenant très rares et d’autres, pratiquement disparues. Par exemple, la variole a été complètement éliminée et la rougeole est maintenant très rare. Il arrive toutefois que les vaccins ne soient pas efficaces à 100 %. Le cas échéant, certaines personnes peuvent contracter la maladie contre laquelle elles ont été vaccinées. On demeure toutefois beaucoup plus à risque de contracter une maladie lorsqu’on n’est pas vacciné contre celle-ci. La vaccination demeure le moyen le plus efficace pour prévenir une maladie. En étant vaccinés, nous réduisons le risque de transmettre la maladie à notre entourage, qui parfois peut être plus vulnérable que nous.(4)
Mythe numéro 11

Les vaccins ont de nombreux effets secondaires.

Réalité :

Comme tout médicament, les vaccins peuvent causer des effets secondaires. Cependant, les plus fréquents étant notamment la rougeur, la douleur ou l’enflure au point d’injection et la fièvre. Les effets plus graves, tels que l’anaphylaxie, demeurent très rares. 

Mythe numéro 12

Les vaccins ne sont pas sûrs pendant la grossesse.

Réalité :
Certains vaccins ne sont pas recommandés pendant la grossesse. Toutefois, les vaccins de routine proposés aux personnes enceintes ont été étudiés et sont reconnus comme étant sûrs. Par exemple, le vaccin dcaT (diphtérie, coqueluche, tétanos) est recommandé pour toutes les femmes enceintes à chaque grossesse, idéalement entre la 26e et la 32e semaine de gestation. Cette vaccination sécuritaire permet de transférer des anticorps au fœtus, le protégeant contre la coqueluche avant qu’il ne puisse être vacciné.(5) Également, le vaccin Abrysvo est recommandé chez la femme enceinte entre la 32e et la 36e semaine de grossesse (troisième trimestre) pour protéger le nouveau-né contre le Virus Respiratoire Syncytial (VRS). Une dose unique permet de transmettre des anticorps via le placenta, couvrant le bébé dès la naissance jusqu’à 6 mois.(6)

Vous hésitez à la vaccination ?

Nous vous invitons également à visionner la vidéo suivante portant sur l’hésitation face à la vaccination, afin de mieux comprendre certaines notions abordées dans ce blogue.(7)

Si vous avez des questions ou souhaitez obtenir des recommandations adaptées à votre situation, notre équipe est là pour vous accompagner.

Prenez rendez-vous dès maintenant. 

Note de source
  1. Agence de la santé publique du Canada. (2023). Épidémiologie de la coqueluche au Canada, 2005–2019. Relevé des maladies transmissibles au Canada, 49(1). https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/releve-maladies-transmissibles-canada-rmtc/numero-mensuel/2023-49/numero-1-janvier-2023/epidemiologie-coqueluche-2005-2019.html
  2. Gouvernement du Canada. (s.d.). Rougeole et rubéole – Données et surveillance. Santé Infobase. https://sante-infobase.canada.ca/rougeole-rubeole/
  3. Gouvernement du Québec. (s.d.). Démystifier les croyances sur les risques de la vaccination. https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/vaccination/demystifier-les-croyances-sur-les-risques-de-la-vaccination
  4. Immunize Canada. (2021). COVID-19 myths vs facts [PDF]. https://www.immunize.ca/sites/default/files/Resource%20and%20Product%20Uploads%20(PDFs)/COVID-19/covid19_myths_factsheet_web_f.pdf
  5. Jean Coutu. (s.d.). La vaccination : mythes et réalité. https://www.jeancoutu.com/sante/conseils-sante/la-vaccination-mythes-et-realite/
  6. Ministère de la Santé et des Services sociaux. (2018). La vaccination : mythes et réalités [PDF]. https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2018/18-278-03W.pdf
  7. Ministère de la Santé et des Services sociaux. (2023). La vaccination : mythes et réalités [Vidéo]. YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=vxqqMwduayw
  8. Pfizer Canada. (s.d.). Abrysvo – Grossesse. https://www.abrysvo.ca/fr/grossesse/
  9. Société canadienne de pédiatrie. (s.d.). Vaccins : mythes et réalités. Soins de nos enfants.

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